Euréka, le moment de l'invention
EUREKA
Créer, inventer, découvrir… Comment en arrive-t-on à faire éclore la nouveauté ? Les artistes et les chercheurs scientifiques rencontrent-ils le même genre de problèmes dans leurs recherches ? Pour tenter de mettre en lumière ce moment de l’invention, notre équipe de recherche – Arts des images et art contemporain (EA 4010) – organise, en partenariat avec l’ESPCI, un colloque réunissant des artistes et des scientifiques, des historiens et philosophes, spécialistes de l’art et des sciences, des chercheurs en sciences cognitives… pour confronter leurs points de vue, témoignages et interrogations épistémologiques. Cette rencontre donnera lieu à publication et se conçoit comme la première étape d’une réflexion appelée à se poursuivre en 2009 sous la forme d’une exposition.
Ainsi, en ce premier Juin, nous nous sommes rendus à ce colloque histoire de nous faire une idée sur ce débat qui tourne autour de la notion d'invention et qui se déroule à l'Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de Paris.
Détruire
La première personne que nous entendons est Anne-Valérie Gasc, une artiste passionée par la démolition d'immeubles qui monta une exposition avec un happening sortant de l'ordinaire : la démolition d'une tour.
Dés ses premières paroles, l'arstiste nous dévoile sa grande passion pour la démolition des tours d'habittion. Nous explicant tous les détails techniques lors de ces procedés ( murs d'amortissement, explosifs utilisés etc.. ). Le dépliant qu'elle nous propose pour nous guider au sein de son expo nous plonge, à lui seul, dans l'univers de la démolition, celui-ci etant une notice nous expliquant les regles de securité lors d'une démolition.
Le happening en question représente une démolition. La tour elle, de quelques mètres de haut est constituée de pneus, empilés les uns sur les autres. Quelques secondes avant l'explosion, une alarme retentit. Puis.. BoOM ! Des confétis sont projetés en l'air et une fumée blanche s'échappe au pied de la tour.
Au cours de ce vernissage un paramettre de securité fut installé, afin de reproduire le contexte d'une véritable demolition. Sur les murs de la pièce des images, aux couleurs inversées, sont dispersées de manière à symboliser une onde de choc. sur ces images nous pouvons distinguer des immeubles enflamés.
Cette mise en scène, nous renvoie à un fantasme de destruction qui cependant reste en décalage par rapport à la réalité. Effectivement, lors de l'explosion, la tour ne s'éffondre pas mais projette en l'air des confétis, ressemblant à des pétales de roses rouges, donnant ainsi au happening une dimention humoristique, tout en gardant le côté sérieu de l'idée d'origine. ( Les pétales de rose nous rappellent une séquence du film "American Beauty", il s'agissait là aussi d'un fantasme, revé par le personnage principal... )
Les différentes réactions des spéctateurs ( humour, énervement .. ), présents à l'expo, nous conduisent à nous interroger sur les différentes interprétations possibles d'un tel happening.
Aprés tout, fantasmer sur l'explosion d'un tour, de nos jours peut âtre interpreté trés négativement, vous imaginez un tel happening dans un musée à New York ?
Cependant l'idée princiapale soulevée ici est celle d'un besoin de deconstruction, de destruction pour arriver à une invention.
Bugs et Plantages
L'intervenant suivant est Bertrand Planes. Un ancien programmateur qui nous raconte comment il en est arrivé à créer des "logiciels" (appelons les ainsi pour pas rentrer dans un Jargon trop Geek ^^) ayant pour but de déformer, détruire les images, au lieu de les reconstituer.
Tout a commencé à l'époque ou la programmation stagnait et ou le besoin de dépasser les capacités d'un ordinateur se faisait ressentir. Ainsi, les Codecs sont apparus sur la toile.
Les Codecs, sont des petits programmes qui servent à compresser/decompresser des fichiers Vidéo ( Pour avoir des fichiers moins volumineux et gagner de la place tout simplement ), ils sont indispensables à la lecture d'un fichier vidéo (piraté dans la plupart des cas, d'ou ce besoin d'avoir des fichiers moins lourds). Il se trouve que les Codecs agissent en découpant les séquences vidéo en plusieurs parties puis effacent les parties qui restent immobiles à l'image ( comme les décors par exemple ). Il se trouve également que parfois les codecs "buggent" et rendent l'image completement degradée, destructurée, cassée.. Un effet négatif et non voulu biensûr que chaque personne qui possede un ordinateur à du observer, malgré lui, au moins une fois dans sa vie.
Le travail de cet artiste, fut donc le suivant : créer un Codec ( sur la base d'un des Codecs les plus connus des internautes rebelles : le codec DivX ) qui génère des dégradations volontaires de l'image. Son nom est Divx Prime et il désordonne, boulverse les différentes séquences d'une vidéo afin de lui donner cet aspect "Buggé", agaçant et irritant, qu'on aimerait tous éviter de voir.
Ainsi donc, ce Codec à pour but ( en plus de celui de pourrir un film ou faire une blague à un ami qu'on aime vraiment pas ) de réveler la "matrice", et d'utiliser la complexité de l'algorithme a des fins graphiques.
Mr. Planes nous explique que ces imperfections, que l'ont peut appercevoir sur nos écrans d'ordinateur ( ou de télé numérique ) sont une des caractéristiques du cinéma de notre époque. Comme à pu l'être le cinéma en noir et blanc par exemple, qui est aujourd'hui vu d'un oeil nostalgqiue. Ces bugs de compression vidéo pourraient bien être ce qui plus tard nous rappellera les bons vieux DivX piratés de notre jeunesse.

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