Art Comptant Pour Rien

BLog sur l'Art Contemporain - Université Paris VIII

4/29/2007

J’ai découvert cet artiste dans un autre cours, bien que ses œuvres soient très orientées vers la politique, la réflexion sur l’histoire de l’art, la société. C’est son approche œuvre/publique et la vie que cela insuffle dans ses œuvres qui ma accroché.
Félix González-Torres est un artiste cubain né en 1957 et mort en 1996 du SIDA à New York. Son œuvre la plus connue est certainement celle du tas de bonbons qu’il déclina à plusieurs reprises en changeant les bonbons ou leur disposition dans l’espace.



Cette œuvre est composée d’un tas bien précis de bonbons. Comme en 1991 où il en expose 315kg, ces bonbons avaient la forme de munitions et emballées dans des papiers argentés. C’est que l’on peut qualifier de première phase dans l’œuvre puisque la seconde phase fait intervenir le public en lui permettant de piocher autant de bonbons qu’il le désire, mais ce n’est pas pour autant que l’on peut considérer un des bonbon comme une œuvre: c’est le tas qui l’est. Ainsi le public participe à l’œuvre en la faisant vivre mais la détruit en même temps. Cependant, pour que cette œuvre puisse vivre durant toute l’exposition, le tas est régulièrement renouvelé.


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Une autre de ses œuvres est constituée de deux éléments, le premier au centre de la pièce: une guirlande électrique (ampoule de couleur blanche) dessine un carré. Le second élément est un Walkman et se trouve accroché au mur à l’entrée. Le rôle du public dans ce cas est de prendre le Walkman (où est diffusé de la musique), de le porter et de danser dans le carré dessiné par la guirlande qui symbolise ainsi la piste de danse. L’Œuvre peut être différence à chaque fois: soit la personne décide de danser toute seule soit d’inciter d’autres personnes à venir danser avec elle.


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L’autre type d’œuvre qui incite l’interaction avec le publique consiste en un tas de feuilles ou feuillets, de toutes tailles et représentant différents motifs en fonction du sujet abordé. Par exemple on peut découvrir un tas de plusieurs feuilles d’une dimension identique à celle d’un passeport avec des nuages imprimés dessus. Le visiteur est encouragé tout comme pour les bonbons à se servir et donc a faire évoluer l’œuvre. On peut également trouver des tracts rouges sur lesquels sont inscrits en noir 4 mots (un à chaque coin). Ou encore une affiche (60cmx80cm) avec des nuages imprimés dessus.



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Ceci n’est qu’un petit aperçu de l’œuvre de Félix González-Torres, et rien qu’avec ces quelques œuvres on peut voir la volonté de l’artiste d’impliquer le spectateur dans ses œuvres et ne plus le cantonner à son rôle de simple observateur ou récepteur de messages.

4/25/2007

Airs de Paris

Exposition Airs de Paris à Beaubourg

Je trouve que cette exposition correspond bien à notre actualité et
à notre réalité car elle décrit bien un monde à la fois moderne et sale :
on y voit des installations propres, voire presque futuristes,
mais aussi des oeuvres à l'apparence baclée, des insultes, de la violence...
D'ailleurs, le propre et le sale sont également mélangés, par exemple
en prenant un support propre et en y inscrivant quelque chose de sale.
Malgré tout, cette exposition ne m'a pas vraiment marqué.

Samuel Beckett

Exposition de Samuel Beckett à Beaubourg

Dès l'entrée, je suis surpris par le flot incessant de mots qui sortent d'une bouche dans une vidéo.
Plus tard, je découvre que cela se répète dans plusieurs de ses oeuvres. Cela me donne à la fois l'impression de l'éphémérité des mots, mais aussi de sa puissance et de son impact.
En avançant, je remarque une salle assez fermée toute noire avec un bureau. En m'approchant, je suis surpris par l'apparition d'un homme assis à ce bureau, éclairé par une lumière. Puis cette lumière s'éteint et l'homme disparaît avec elle. De plus, la musique est inquiétante, ce qui donne une impression de mal aise. Cela m'a effrayé et je n'ai pas osé entrer...
Il y avait également une fente verticale d'une largeur d'une tête humaine. On pouvait entrevoir un fond blanc nuageux. Mais la fente refermait notre champ de vision et me mettait ainsi mal à l'aise. Il y a beaucoup de vidéos qui défilent en même temps.
Quelque chose d'intriguant aussi était une vidéo où quatre personnes dont le dos était courbé, vêtues de vêtements à capuche de couleurs blanc, jaune, rouge et bleu semblable à ceux des moines, faisait le tour d'un plateau rectangulaire gris dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre. Arrivé à un coin, chaque personne se rapprochait du centre repéré par un gros point noir, mais au moment de la collision, ils s'évitent l'un l'autre en étant tous synchro. Chacun de leur mouvement était synchro. A tour de rôle, chaque personne entre dans le plateau un à un puis en repart un à un. On y voyait la répétition et aussi quelque chose d'éphémère. Ces personnes faisaient également pensé à des fantômes.
D'ailleurs, plus loin dans l'exposition, on voit des vidéos avec des visages blancs parlant qui apparaissent sur fond noir et cela donne l'impression de la présence de fantômes.

J'ai trouvé le travail de Beckett très intriguant et inquiétant.

4/18/2007

Felice Varini



Felice Varini m'avait beaucoup intrigué, comment arrive t on à creer de tels oeuvres ?
Comment arrive t on à se dire " tiens je vais faire des formes qui ne se créeront que si on se place ici." ?
Il faut vraiment vouloir embêter le spectateur.

Il est né à Locarno en Suisse durant la belle année 1952 ( belle, c'est pour faire genre hein ).
Il utilise l'espace architectural, pour creer des formes plates ( Ca a l'air simple là )

Felice Varini bosse sur la notion de morceau / ensemble, c'est à dire qu'il travaille sur les entités séparée qui ne formeront qu'un ensemble que lorsque le spectateur sera au point fixe défini par l'artiste. Alors nous pourrions voir les morceaux se lier et ne former qu'une figure simple.

Les figures créées par Felice Varini sont de l'ordre du basique, un rond, un carré ou un triangle, dotées que d'une seule couleur assez basique ( jaune, rouge, bleu )
Kant disait que la totalité était l'ensemble perceptible d'une pluralité d'élément. Nous retrouvons, avec les oeuvres de Felice Varini, la même idée.

Le plus drôle c'est que Felice Varini n'aime pas que l'on montre des photos de ses formes non soudées, des photos prisent d'un point de vue qui n'est pas le point où tout se lie.

Le procédé de l'artiste reste assez simple, plus le plan est loin, plus l'épaisseur du morceau sera gros, pour ainsi contrebalancer la réduction engendrée par la perspective.
Par cette méthode, nous arrivons à voir une forme parfaite qui sera comme

Site Web: http://www.varini.org/
Article Wikipedia:
fr.wikipedia.org/wiki/Felice_Varini
Interview: http://institut.fsu.fr/nvxregards/16/le_jeu_du_regard_et_ses_rapports.htm

4/16/2007

BD Reporterz

BD Reporters - Beaubourg




Le Centre Pompidou met à l'honneur la bande dessinée. Parallèlement à l'exposition Hergé, l'exposition BD Reporters réunit croquis, planches de bande dessinée, photos et dessinateurs.
BD Reporters explore ces nouveaux territoires où la réalité rattrape la bande dessinée, du carnet de voyage au reportage et invite à explorer la relation entre le voyage et le dessin.

Les dessinateurs partent en voyage : que vont-ils nous restituer de leur expérience particulière ? Que regardent-ils ? Que choisissent-ils de représenter ? Quelles formes prend leur écriture?


Ainsi, cette exposition nous permet de découvrir de nouveaux horizons, de voyager à travers l'oeil des dessinateurs du 9ème art.

L'esprit de la B.D nous est tout d'abord retransmis par la façon dont se déroule la visite. Le spectateur parcourt de gauche à droite les différentes planches, dessins, photographies qui en quelques sortes constituent des vignettes à plus grande échelle, voir même des pages. C'est donc à la façon de lire un livre que l'on parcourt cette exposition.

Certaines planches ne manquent pas d'humour et les petites histoires anecdotiques se suivent et nous racontent les aventures des dessinateurs, eux-mêmes personnages principaux de leurs romans improvisés et rafistolés façon B.D.
D'autres sont plus engagés et n'hésitent pas à incruster au cœur de leurs vignettes des photographies, témoignant des horreurs et de la misère de régions que nous ne pouvons d'habitude voir qu'à travers le filtre des médias.

Les techniques utilisées par les dessinateurs accentuent l'effet reportage, d'impressions à chaud, des différentes oeuvres. Ainsi le croquis, l'aquarelle, la gouache, le lavis et le feutre font partis de ces techniques rapides, qui permettent en quelques instants d'immortaliser une scène. Certes, moins réaliste et précise qu'une photographie, cette technique permet de retransmettre la sensibilité même du dessinateur, face à une scène. Rappelons nous des impressionnistes, qui furent les premiers à retransmettre sur toile des paysages dont eux seuls pouvaient attraper les fugaces sensations.

Les pays visités sont nombreux : Australie, Cambodge, Afghanistan, Algérie, Israël, Inde, Vietnam, Japon, Brésil, Amérique et bien d'autres ont été arpentés par les dessinateurs. Ainsi, cet éventail de pays nous fait faire le tour du monde, sans oublier de nous faire passer chez nos voisins, en Belgique et en Espagne, avant de nous redéposer au centre Pompidou.

Il s'agit d'un témoignage personnel, qu'il soit remplit d'humour, de poésie ou de tristesse, celui-ci nous guide à travers de nouveaux pays mais aussi à travers la pensée et le cœur de ces artistes-reporters. Un regard nouveau est jeté sur le monde et cette exposition nous permet d'en faire le tour, et ceci en bien moins de 80 jours.


Fyrat K.