12/24/2006
12/15/2006
Robert Rauschenberg, Combines (1953-1964)
Exposition au centre Pompidou, 11 octobre 2006 - 15 janvier 2007.
L’exposition présente ce que l’artiste appelle les combines de 1953 à 1964. Ils naissent de l’assemblage d’objets, de photographies, de peintures, ou même d’animaux empaillés. En collant ainsi des éléments divers sur sa toile, Rauschenberg travaille « à la limite entre l’art et la vie ».
Dans Minutiae, il invite le spectateur à interagir avec l’espace de l’œuvre , avec le jeu du miroir.
Black market était une œuvre interactive où le spectateur pouvait poser un objet personnel dans la valise qui est reliée a une toile par une corde, et le dessiner sur un des quatre blocs-note collé a la toile. Le coq empaillé qui se tient sur le haut d’odalisk ou la chèvre de monogram sont des simulations même de la vie.
L’artiste avait été élève de Joseph Albers, un ancien professeur du Bauhaus. Cette école d’architecture et d’art repose sur la volonté d’intégrer l’art à la civilisation, à la vie sociale.
« L’art a tout a voir avec la vie , mais il n’a rien a voir avec l’art »
Cela pose un problème sur la forme : si ces œuvres étaient au cœur de la vie, ne sont-elles plus maintenant qu’au cœur du passé ?
Black market n’est plus une œuvre interactive, on n’en a plus que la trace. Minutiae, qui était autrefois un décor de théâtre, n’est maintenant accessible qu’a l’œil du spectateur.
D'ailleurs, Les animaux empaillés ne sont-ils pas surtout des tentatives désespérées de donner la vie à ce qui n’est plus ?
En tout cas, la réception des combines de Rauschenberg a muté avec le temps. Cette exposition ne nous montre plus que les traces de son œuvre.
L’exposition présente ce que l’artiste appelle les combines de 1953 à 1964. Ils naissent de l’assemblage d’objets, de photographies, de peintures, ou même d’animaux empaillés. En collant ainsi des éléments divers sur sa toile, Rauschenberg travaille « à la limite entre l’art et la vie ».
Dans Minutiae, il invite le spectateur à interagir avec l’espace de l’œuvre , avec le jeu du miroir.
Black market était une œuvre interactive où le spectateur pouvait poser un objet personnel dans la valise qui est reliée a une toile par une corde, et le dessiner sur un des quatre blocs-note collé a la toile. Le coq empaillé qui se tient sur le haut d’odalisk ou la chèvre de monogram sont des simulations même de la vie.
L’artiste avait été élève de Joseph Albers, un ancien professeur du Bauhaus. Cette école d’architecture et d’art repose sur la volonté d’intégrer l’art à la civilisation, à la vie sociale.
« L’art a tout a voir avec la vie , mais il n’a rien a voir avec l’art »
Cela pose un problème sur la forme : si ces œuvres étaient au cœur de la vie, ne sont-elles plus maintenant qu’au cœur du passé ?
Black market n’est plus une œuvre interactive, on n’en a plus que la trace. Minutiae, qui était autrefois un décor de théâtre, n’est maintenant accessible qu’a l’œil du spectateur.
D'ailleurs, Les animaux empaillés ne sont-ils pas surtout des tentatives désespérées de donner la vie à ce qui n’est plus ?
En tout cas, la réception des combines de Rauschenberg a muté avec le temps. Cette exposition ne nous montre plus que les traces de son œuvre.
12/11/2006
Palais de Tokyo
Le 07/11, j'arrive au Palais de Tokyo.
Dés le début, je suis déçue, car plusieurs salles sont fermées. Ainsi dans la première partie de l'exposition, nous ne pouvons voir que peu d'œuvres ; une espèce de baignoire, intérieur blanc, extérieur en carton, et toute cabossée ; un pantin qui se tape la tête contre le mur et un mobile avec des bougies suspendu au plafond.
Plus loin, nous arrivons dans la salle, Une Seconde, Une Année contenant un échaffaud avec des bouteilles, un cube avec à l'intérieur une grosse ampoule, également un gros cube blanc et quatre bouteilles de gaz dont les sifflets se déroulent sous la pression de l'air.
L'exposition est faite de telle façon que les deux parties communiquent entre elles grâce à une construction métallique qui passe à travers le mur et qui est ici comme pour nous indiquer le sens de la visite.
Dans l'autre partie donc, 5 Milliards d'années, on y voit une vingtaine d'œuvres dont entre autres, deux petites motocyclettes, une couchée, l'autre posée sur sa béquille et toutes les deux recouvertes de cire de bougie ; une espèce de sculpture réalisée avec des nouilles de soja. Il y a également une sorte de rideau de lumière : 2 pans noirs, sur lesquels sont placés des centaines d'ampoules allumées qui nous mènent vers la sortie, et donc vers le hall, où là nous retrouvons un autre mobile accroché au plafond : le "Cloudless" de Loris Cecehini. Pendant toute la durée de la visite, déception et interrogation se succèdent.
À part certaines œuvres qui se détachent des autres, par leur esthétique ou leur concept (par exemple, la sculpture avec les nouilles), je n'ai pas saisi l'intention et l'intérêt réels de l'exposition dans son ensemble. Même plusieurs jours après la visite du Palais, je reste encore perplexe.
Alicia
12/08/2006
Yves Klein
Je suis allé voir l'exposition d'Yves Klein à Beaubourg, ne sachant rien de son travail.
Tout de suite dès l'entrée, je suis plongé dans ses grands monochromes bleus avec ses pigments qui ressortent. Cela me donne une impression de la surface des planètes et d'espace infini, faisant référence à la mer, au ciel et à l'espace.
D'ailleurs, Klein disait lui-même que "Pour peindre l’espace, je me dois de me rendre sur place, dans cet espace même... Sans trucs ni supercheries, ni non plus en avion ni en parachute ou en fusée : [le peintre de l’espace] doit y aller par lui-même, avec une force individuelle autonome, en un mot il doit être capable de léviter".
J'ai été moins frappé par ses monochromes dorés.
Ses sculptures éponge rappelaient aussi cette idée d'espace mais aussi de nature, vu qu'elles ressemblaient à des arbres.
J'ai aussi aimé l'originalité de son utilisation du "pinceau" pour ses anthropométries : il remplace le pinceau par des corps vivants, ce qui donne une force vivante à ses oeuvres.
Ses peintures de feu étaient aussi originales. J'ai trouvé ça très beau, un peu en contraste avec ses monochromes bleus. Ces peintures de feu exprimaient à la fois la douceur dûe à la chaleur mais aussi la douleur dûe aux brûlures.
Tout de suite dès l'entrée, je suis plongé dans ses grands monochromes bleus avec ses pigments qui ressortent. Cela me donne une impression de la surface des planètes et d'espace infini, faisant référence à la mer, au ciel et à l'espace.
D'ailleurs, Klein disait lui-même que "Pour peindre l’espace, je me dois de me rendre sur place, dans cet espace même... Sans trucs ni supercheries, ni non plus en avion ni en parachute ou en fusée : [le peintre de l’espace] doit y aller par lui-même, avec une force individuelle autonome, en un mot il doit être capable de léviter".
J'ai été moins frappé par ses monochromes dorés.
Ses sculptures éponge rappelaient aussi cette idée d'espace mais aussi de nature, vu qu'elles ressemblaient à des arbres.
J'ai aussi aimé l'originalité de son utilisation du "pinceau" pour ses anthropométries : il remplace le pinceau par des corps vivants, ce qui donne une force vivante à ses oeuvres.
Ses peintures de feu étaient aussi originales. J'ai trouvé ça très beau, un peu en contraste avec ses monochromes bleus. Ces peintures de feu exprimaient à la fois la douceur dûe à la chaleur mais aussi la douleur dûe aux brûlures.

